Notre FUTUR

Un peu de wifi et beaucoup de nostalgie

Christiana refuse de se laisser happer par l’ère du tout numérique. Attachée aux souvenirs de son enfance chez ses grands-parents, elle se sent étrangère à une génération ultra-connectée. Entre nostalgie et modernité, son cœur balance.

 

J’ai 23 ans et je suis une formation pour devenir secrétaire. Contrairement à beaucoup de ma génération, je ne suis pas accro aux écrans. Moi, je préfère les vrais rapports humains. Mes grands-parents ont été mes repères pendant longtemps, et pour rester connectée avec eux, j’ai appris à me déconnecter du monde digital.

 

Dans une génération où tout bouge vite, où les normes changent en permanence, je ne me sens pas à ma place. Les sentiments superficiels et instantanés, très peu pour moi. Je préfère les émotions authentiques, celles qui habitaient la maison de mes grands-parents.

 

Le jardin sentait toujours l’herbe fraîchement coupée. En entrant dans la maison, une atmosphère réconfortante m’enveloppait. Le salon était rempli de photos. Sur la petite table ronde flottait l’odeur délicate des livres. Les rayons du soleil traversaient le rideau en dentelle, créant une ambiance douce et chaleureuse.

 

Les doux tic-tac de l’horloge de grand-père, l’odeur du pain qui venait de la cuisine, le sol en vinyle et la table en bois où grand-mère déposait ses délices culinaires faisaient partie de ce décor. Je m’installais dans un fauteuil douillet, recouvert d’une couverture en tricot faite à la main.

 

Je chéris cette époque. Je la préfère mille fois à celle d’aujourd’hui. Avant, les liens se tissaient autour d’une table où régnaient le respect, l’amour, les fables, la littérature et les discussions légères, loin des conversations futiles derrière un écran.

 

Aujourd’hui, les jeunes de mon âge, et même ceux qui sont plus jeunes, sont constamment connectés. Toujours sur leur téléphone, à poster tout et rien sur les réseaux sociaux, à suivre les dernières tendances sur Instagram et TikTok. Les notifications, les messages, les appels vidéo rythment leur quotidien. Ils se retrouvent pour des selfies, des stories, des vidéos. Les soirées, c’est souvent devant Netflix, les discussions sur WhatsApp et les achats en ligne.

 

Mais moi, je me retrouve dans la simplicité de l’époque de mes grands-parents. Les dimanches en famille, à boire un thé caramel avec une touche de vanille. La vapeur s’échappait de ma petite tasse en porcelaine blanche, ma préférée. Les rires authentiques résonnaient. Aujourd’hui, je suis mélancolique, entourée de gadgets technologiques coûteux.

 

En revanche, ma fratrie ne l’est pas du tout.

L’aînée de la famille est devenue banquière. Au-delà de son travail à la banque, elle s’est investie dans l’alphabétisation financière. Elle aide les gens à comprendre certaines notions de base dans ce monde de chiffres. Logiciels et autres plateformes en ligne, c’est son dada.

 

Ma sœur cadette, elle, s’est dédiée à la santé publique et à l’environnement. Ça, c’est plutôt cool, car son objectif est de consolider les recherches pour améliorer la situation de notre génération et même de celles à venir.

 

Elles sont dans leur tourbillon et ne comprennent pas cette nostalgie qui me rend parfois mélancolique. Pour elles, il faut vivre avec son temps. De toute façon, par la force des choses, je ne peux pas faire autrement… mais je le dirai toujours : « Old is gold ! »

 

Christiana, 23 ans

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *